Lettre Ouverte

AU POUVOIR PUBLIC

Je m’appelle Aurélie Pauly, je suis née à Liège dans un petit village dans une des dernières fermes familiale de Hesbay.

Depuis de nombreuses années, j’ai un projet très clair de ferme pédagogique et d’école de la forêt accessible à tous qui nécessite certaines conditions pour se développer dont la nécessité d’avoir un terrain boisé.

Mon financement étant bloqué pour raisons familiales, je me suis formée, diplômée éducatrice spécialisée, psychomotricienne (profession non reconnue par le gouvernement) ainsi que des formations et brevets professionnalisants (initiateur natation à l’ADEPS par exemple) et j’ai travaillé plus de 15 ans en accumulant énormément d’expérience dans diverses structures liées à l’enfance mais aussi dans les lieux alternatifs, volontariats divers, et voyages.

Par exemple, un voyage en Amérique du Sud pendant plus d’un an seul à passer de volontariat a volontariat en échange du logis, fille au paire, aide à la ferme, dans un hostel en Argentine, une école de devoir – un asilo maison de repos tenue par des religieuse en Bolivie, un projet naturaliste au Pérou et la découverte des villages éloignée encore préservés de la civilisation.

Je suis autodidacte, par mes rencontres, mes aventures , mes lectures … c’était au-delà d’une passion. Ca a été un moyen de survivre à mon enfance. J’apprend aussi énormément de mes expériences hors du commun depuis l’adolescence sur le terrain, impliqué depuis mes 14 ans dans des questions citoyennes.

Les personnes qui auraient réellement envie de me connaître se rendrait compte assez vite que je ne fonctionne pas comme la plupart. J’ai une sensibilité très élevée, une connaissance de moi toujours actualisée, une manière très profonde d’aborder le monde et un parcours de vie peu commun.

Je vis depuis l’enfance des discriminations sur mes compétences réelles et une non reconnaissance de mon fonctionnement divergent dû à mon enfance hyper traumatique dont je suis miraculeusement sortie. Ce fait qui non conscientisé par mon entourage et la société me met face à un décalage constants et dans une situation compliqué encore actuellement.

J’ai tenté de devenir indépendant, de faire ma recherche action de manière autonome et de déjà démarrer le projet « La caravane qui chante des sourires » avec ce que j’avais, même très peu et espérer à un moment de mes œuvres et publications générer des revenus.

Ce qui me permettrait de pouvoir développer concrètement plusieurs outils de prévention et éducation nécessaire à l’heure actuel pour des publics enfants, les familles, les étudiants et professionnel du secteur humain.

Depuis mon licenciement, il y a 5 ans je suis Volontaire Humanitaire en service libre, je travaille oui, je continue ma recherche action depuis. Je vis sans revenus car il y a un décalage énorme entre mes compétences et le monde du travail qui me fatigue et me rends malade inévitablement.

Depuis ce temps là Je vis depuis d’un endroit à l’autres, d’alternative et de débrouille. Je continue de travailler et de tenter de trouver des moyens d’avancer sur mes objectifs professionnels et personnels. Au fil de mes aventures, j’ai trouvé des endroits ou j’ai pu prendre une place et du respect pour exercer en partie mes compétences comme des radios de quartier, des associations, des ateliers slam, ateliers d’écriture, projets artistiques et militants divers …

C’est dans ce contexte là que j’ai rencontré pour la première fois le Comité #Save Donderberg# qui organisait leur première réunion public il y a 5 ans alors que j’étais en logement d’urgence à la Clef Asbl alors situé rue Fransman à Laeken. J’ai participé à plusieurs événements sur ce lieu unique, ai essayé de m’impliqué mais le courant n’est pas passé.

J’ai dû quitter la #Clef ASBL# et je suis allée continuer mes pérégrinations dans d’autres lieux, d’autres quartiers. Un jour, il y a maintenant bien plus d’un an, un contact que j’avais gardé m’a invité à venir animer un atelier de cuisine collective lors d’un événement organisé à la #ZAD du Donderberg#.

Je vis au Donderberg Sauvage

Je reste sur la ZAD du Donderberg Sauvage

  • Car le lieu a besoin d une préscence constante vu le manque de cadre, et l’acces possible en journée la semaine ainsi que le portail du lieu qui ne le protège pas des entrée même fermer la nuit. Le lieu désormais connu est très fréquenté par le public qui ne connait en général rien du respect et du lien à la nature.
  • Car le lieu présente divers problème de sécurité non adequat a l’accueil de tout les publics qui le cotoye (étudiants des écoles voisines, les promeneurs, les voisins, les militants de divers horizons, des etudiants pour des travaux et de la recherche, les enfants du quartier, Des écoles primaire à supérieurs qui viennent en groupe …)
  • Il y a besoin de faire certaines tâches comme continué le nettoyage de l’occupation qui s’est terminée il y a quelques mois, ramasser les déchets laissée par le public, réparer ou évacuer ce qui a été cassés par les enfants du quartier, sortir les poubelles, gérer la récup du Barns qui a lieu les samedis soir, entretenir les sentiers et couper les ronces qui pourrait blesser les personnes pas habituée à la nature sauvage.
  • Pour continuer à trouver des moyens que le lieu puisse enfin avoir un cadre claire et cohérent avec sa spécificité. Il est nécessaire également de pouvoir répondre au besoin du bien commun et au défi de retrouver un lien et une attitude de respect réelle de vivre ensemble avec la nature qui serait nécessaire si on veut vraiment évoluer vers un mieux être pour demain.
  • J’ai entamé certains projet professionels sur le lieu comme des créations artistiques dont un documentaire que j’ai le droit de pouvoir finaliser.
  • pour avoir un endroit pour exercer mes compétences dans les conditions dont j’ai besoin pour se faire. Dont le fait d’être dans la nature réel et tenter de faire visibiliser ce besoin qui m’est toujours non accessible pour que je puisse enfin exercer ce que j’ai à faire.
  • Pour avoir un abri et un espace pour pouvoir avancer sur mes objectifs et avoir accès à la ville car j’y ai plusieurs partenariats en cours. Je ne peux plus vivre en ville ma sensibilité est à un tel degré que la ville m’epuise de trop. je suis une personne qui ai beaucoup de mal à rester entourée de beaucoup de personnesen même temps, et être dans les gens me fatigue très vite et enormément. J’ai besoin de beaucoup de temps seul pour me ressourcer. Vivre dans la foret est désormais pour moi une nécessité et ma soupape de sécurité.

J’ai besoin de la nature pour vivre et c’est mon outil de travail principal. Mon projet depuis toujours est de retrouver le lien avec la nature et accompagner d’autres à le faire.

Cela est de santé public de rendre accès à la nature, elle est primaire et primordial aux humains qui sont interdits d’en approcher l’essence.

Réserve naturel, sentiers balisé, bois interdit au public, espace sauvage et friches de plus en plus rare envahi par les carrières, les zoning et le béton. La nature et notre temps pour y agir a été de plus en plus réduit, psychologiquement et physiquement éloigné d’elle.

C’est pour cela qu’il la détruit au lieu de vivre en respect avec elle.

Les ravages de la culture industriel dans mon village natal
Les bois dans mon village natal

Deux courants de pensée se sont opposé de plus en plus. L’homme contrôlant la nature et la nature qui vit dans l’homme. Je suis une enfant de la terre, je vis avec la nature, j’en ai expérimenter depuis l’enfance sa réalité.

Deux bébé pigeons tombé du nid

Je suis depuis toujours très très proche de celle-ci. J’ai parcouru le monde pour pouvoir la retrouver tel quel est au-delà de nos campagnes déformées

Mon action au Donderberg est légitime mais le flou autour de sa situation me met actuellement en grande difficultée. L’espace qui était géré par la commune est passé aux espaces verts récemment. C’est moi seul qui ai fait que cet endroit est restée en état et n’a pas été envahi par des personnes qui auraient voulu juste en profiter sans en prendre soin. Il y a 15 à 20 passages par jour, des visites, des travaux étudiants, des projets artistiques entamées, et d’énormes ressources et données récoltées de manière empirique sur toute mes observations, vécus que ce soit sur la nature et le fonctionnement humain en lien avec elle du fait que j’y vivent et y suis gardien volontaire depuis un an. Je connais chaque plantes sauvages qui y est apparue, les territoires des oiseaux, ce qu’y vit, comment, les besoins … Cette recherche doit être continuées avec d’autres chercheurs et étudiants dans différents domaine.

Je n’ai toujours pas de lien pour faire prendre en compte certains besoins sur le terrain et faire les relais nécessaires pour mettre en place des solutions concrètes adéquates de manière constructives. Cette situation crée du harcèlement grave à mon encontre et la mise en danger pour moi mais aussi pour le public qui cotoye l’endroit dont une vingtaine d’enfants de 9 à 14 ans. et malgré mes nombreux appels aux secteur prévention et désormais à la police certaine situation continuent de s’envenimer. (voir article: les petits voisins – les enfants de la ZAD du Donderberg sur http://www.lechantdesourires.com).

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