de la « ZAD » du #Donderberg Sauvage# ou « Donation Royal » à Laeken – Bruxelles
Une histoire un vécu réel du passage de l’enfance à l’adolescence d’un groupe de 9 à 14 ans vivant en milieu semi urbain, entre la place Bockstael et le Domaine Royal à Laeken, Bruxelles centre.
Cela se dérouleFin Automne 2024 au début du Printemps 2026 sur un lieu avec une histoire et une situation hors du commun, non habituels, et donc très riche en enseignement.
#Z.A.D.#
#Zone à Défendre# #Zone à Définir#
#Domaine Public Donation Royale#
#Espace Public Communal Expérimental Non-légal Toléré#
Zone Nature Primaire A protégé#
| Rédigé par Aurélie Pauly, alias Elie Sonio chercheuse indépendante en science humaine,social et éducative, artiste/créatrice de solutions pour le développement du potentiel propre en lien avec le groupe, experte en prévention. | Pour plus d’informations pour découvrir qui je suis, mon parcours, ma vision et mes différents projets www.lechantdesourires.com |
» Chaque individus fonctionnent à partir de ses peurs, de ses blessures,de ses manques, de son conditionnement inconscient.Leurs comportements envers vous parlent plus de leurs schémas intérieur,et non de vous. «
Source ANONYME
Les 4 accords Toltèques
1. « Que ta paroles soit impeccable »
2. « Quoi qu’il arrive n’en faites
pas une affaire personnelle »
3. « Ne faites pas de suppositions »
4. » Faites toujours de votre mieux »
« Petit frère à déserté les terrains de jeux
Il marche à peine Il veut des bottes de 7 lieux,
Petit Frère veut grandir trop vite
Mais il a oublié que rien ne sert de courir «
I’am – Petit Frère
« Petit Soldat, N’écoute que le rap, ni ses parents, ni la juge,
De toute façon il s’en tape et est bien conscient de la chute
De toute façon, Il sait que ce monde est injuste
Autant le nicker en beauté
Si t’es pas content il t’injuries tout en allant roder. »
Keny Arkana – Petit Soldat
La ZAD du Donderberg Sauvage
Novembre 2024 à aujourd’hui mai 2026
C’est donc à la #Clef ASBL# que j’ai entendu parler pour la première fois du #Comité de Défense Save Donderberg# lors de leurs premières réunions auxquelles j’ai participé qui ont eu lieu dans leur locaux.

Il était question d’un permis de bâtir qui risquait la destruction d’un espace naturel exceptionnel. Cette cause m’a énormément touchée et résonnait avec mes préoccupations personnelles et professionnelles. J’ai essayé de rejoindre le mouvement. Je suis allée à l’un ou l’autre événement sur le lieu même mais il n’y a pas eu d’accroche avec les membres du groupe déjà constitué. Je n’étais visiblement pas dans leur manière de voir le monde et la cause.

J’ai dû quitter la #Clef ASBL# et suis allée continuer mes pérégrinations dans d’autres lieux, d’autres quartiers. Un jour, il y a maintenant bien plus d’un an, un contact que j’avais gardé m’a invité à venir animer un atelier de cuisine collective lors d’un événement organisé à la #ZAD du Donderberg#.
En effet, depuis le début de l’hiver le lieu était occupé par des cabanes construites dans les arbres. Les travaux – malgré deux décisions de justice en faveur du comité de défense #Save Donderberg# d’annuler le permis de bâtir et de protéger le lieu ainsi que de préserver la nature centenaire qui y était exceptionnellement préservée – allaient quand même avoir lieu.
Une cabane au sol s’est également crée ainsi qu’une cuisine commune, une tranchée, un rempart avec un pont-levis défendant l’entrée ainsi que des barricades construites par un groupe externe appelé en renfort pour leurs compétences et pour occuper physiquement les lieux vers la fin de l’automne de 2024. Le collectif #Donderberg Sauvage# s’est ainsi créer.


C’est donc dans ce contexte, fin de l’hiver 2025, que je suis revenue sur les lieux, par hasard, suite à une invitation, juste le jour où je perdais de nouveau mon abri.
J’ai demandé de rester et ça a été accepté.
Fin hiver 2025
Je me suis donc installée cette nuit là dans une tente disponible, nous étions vers la mi-mars, le piquant de l’hiver était en train doucement de s’en aller. Au début, j’ai continué ma routine d’activités en ville, j’ai pris le temps d’observer comment le lieu vivait, son histoire, son voisinage, les occupants,… J’ai sociabilisé très lentement. La tension par rapport à une intervention policière descendait lentement, visiblement l’action très soutenue par le voisinage et l’engouement du public pour la cause faisaient que l’occupation était tolérée.

Des réunions étaient organisées. Des assemblées (AG) qui rassemblaient des occupants (nous avons été jusqu’à 10aine) qui vivaient sur le site et des externes des divers comités, voisins parfois, ou personnes de passage.
La communication se faisait également par distanciel – applications messagerie Signal pour les militants et WhatsApp pour les voisins ainsi que Instagram. Tout le monde, dont moi, n’avaient pas accès à ceux-ci. Il y avait à ce moment-là un téléphone communal disponible. La majorité des communications se font en distanciel malheureusement et le présentielle se fit de plus en plus rare dès le mois de juin 2025 entre les occupants
Normalement, il y avait aussi des petites réunions matin et soir, Check In et Check out, ce qui malheureusement se faisait rarement.
Le groupe tentait de fonctionner en horizontal mais c’était loin d’être gagné. La plupart des décisions communes prises n’étaient pas respectées. Seulement deux personnes se chargeaient (ou tentaient) de faire prendre en charge les tâches communes s’épuisaient avec le temps.
Certains éléments toxiques dans le groupe amenaient encore plus d’agressivité alors qu’il y avait beaucoup d’anxiété, de frustrations non conscientisée.

J’ai petit à petit essayé d’amener des éléments de lucidité mais j’ai été très vite prise pour cible par les plus toxiques qui me décrédibilisaient, racontaient des rumeurs sur moi, m’harcelaient, me provoquaient, se victimisant en retour dans le groupe. Et comme cela m’arrive depuis l’enfance, être de nouveau la cible d’un harcèlement systémique d’un groupe entier pendant un assez long moment (deux trois mois).
Pour le contexte, je dois aussi un minimum vous parler de moi.
Depuis la petite enfance – je suis une Enfant ayant subi de Grands Traumas, j’ai du être responsable bien trop tôt et de nature sensible et aimante, ce monde a été difficile à décoder pour moi Mais je l’ai fais… Investie très tôt dans des actions citoyenne pour trouver une raison de vivre. Tout cela était un terrain fertile et Oui le harcèlement, je le connais depuis enfant.
Je le suis constamment dans tout les groupes que j’ai a côtoyé depuis ma petite enfance . Fin Adolescence, j’étais dans un état lamentable, 19 de tension à 17 ans … deux hospitalisations a ma demande en service psychiatrique adolescent … une fois en service adulte … incurable à mes 23 ans, condamné, … selon la médecine – une dépression profonde avec angoisse dissociative, idées suicidaires, l’enfer et médicaments psychotropes pendant 10 ans, en état de stress post-trauma avancée, je me suis battue, acharnée, j’ai survécu, j’ai obtenu plusieurs diplômes et brevets … j’ai étudié et chercher par moi-même, me suis prise en main, … Ils ne m’aidaient pas, ils m’empiraient et j’ai compris que je ne pourrais que m’en sortir que par moi-même ;

Malgré tout ça oui, j’ai travaillé, j’ai commencé à 14 ans dans les champs de carotte a la ferme au village en région liégeoise et à 16 ans j’animais mes premiers groupes d’enfant lors des plaines communal et pour deuxième plaine j’ai eu la fonction de responsable de plaine. Assez vite j’ai aussi été engagé via mon unité scoute de l’époque sur les plaines de vacance du Cemo à l’époque à Saint-Gilles. J’ai travaillé plus de 20 ans avec les enfants, même harcelée par les collègues et les directions…
j’y allais travailler, pour les enfants oui … c’était mon métier, ma passion, à quoi je me tenais pour rester en vie, que tout ce que je subissais sans arrêt aie un sens … et à force de persévérance, de discipline, d’études, d’expériences très diverses et riches, de dépassement de moi, de beaucoup de patiente … j’ai guéri.
Mais j’ai du m’éloigner de ma famille ….. c’est pour ça qu’il y a 20 ans que je vis et travaille à Bruxelles.


Mais Plus j’ai guéris et plus un décalage se créait entre moi et les autres, entre moi et les codes, règles social implicites en vigueur dans la société. Et le harcèlement continuaient ou que j’aie c’était ce qui se passait.
Je vis dans la Nature pour tenir dans ce contexte et garder un certain équilibre pour affronter le monde de la ville et pouvoir avancer sur les projets que je tente de développer depuis des années maintenant.
Ce que je cherche à faire … Car contrairement à ce que les gens croient de ma manière de vivre c’est loin d’être un choix. J’ai un fonctionnement tellement différent maintenant et Mon réel objectif de pourquoi j’en suis arrivé ici est que je cherche un moyen pour Pouvoir enfin faire ce que je sais faire sans me faire harceler ou saboter.
Et disons que grâce à mon expériences en fin de compte, que j’ai pu enfin trouver des groupes ou j’ai une place … et ou je peux travailler même si je suis toujours volontaire non rémunéré depuis 5 ans maintenant. j’ai pu enfin cette fois ci « me faufiler » et éviter l’exclusion total qui termine habituellement quand j’essaye de m’intégrer dans un groupe et trouver un minimum d’écoute active et de soutien.
C’est donc dans ce contexte là que commence ce témoignage à propos des petits voisins vivant dans le quartier de la ZAD du Donderberg à quelques rues de la place Bockstael et du Domaine Royal à Laeken appelé aussi #La Donation Royal#.
Printemps 2025
J’ai vu pour la première fois un groupe de 7-8 enfants du quartier entrer dans le #Donderberg# au printemps 2025.
Ces enfants connaissaient l’espace car ce lieu était depuis des années en friche et le voisinage connaissait des passages ouverts à certains moments de la journée. Ce lieu était raconté par les plus anciens comme un lieu depuis son abandon, il y a longues années, avec des occupations diverses dont un potager du CPAS et des espaces pour jouer au foot. Lorsque la tonte du terrain annuelle n’a plus eu lieu et il s’est transformé en friche mais il y avait néanmoins quelques chemins car quelques passages continuaient de s’y effectuer.
| Les enfants connaissent cet endroit depuis 4 ans (selon leur dire). C’est peut-être depuis les premiers rassemblements sur le site. Moment où j’ai moi aussi marché pour les premières fois sur les lieux. Ce moment quand #Save Donderberg# à ouvert le portail et inviter le public. | Article sur le début lutte Comité Save Donderberg |
Ce jour-là, ils n’étaient plus venus depuis longtemps (2-3 mois). Ils avaient vu le début de l’occupation. Ils me raconteront plus tard que les masques, la police, les barricades les avaient impressionnés, ils avaient eu peur mais là la pression avec les autorités avait diminué. Ils me diront aussi plus tard qu’ils se font chasser partout en ville quand ils essayent de jouer que ce soit dans la rues ou au parc et aussi que des plus grands les harcèlent.
illustration : un parc quelques part vers Clemenceau

| Là à ce moment là, les protocoles de sécurité de la #ZAD-Zone à Défendre – Zone à Définir # étaient devenus moins contraignants et les portes furent grandes ouverte au public et au voisinage. Des événements de soutien, des réunions, des activités furent organisées. Le lieu, la cause et sa lutte ayant été assez médiatisées, les réseaux sociaux fortement sollicités (compte Instagram, page Facebook, canaux de discussion et de messageries,..) Le lieu attirait tout type de public de mondes et d’horizons différents. Des groupes se rassemblaient, des activités et chantiers y étaient organisés ponctuellement et la grille du portail grande ouverte désormais du matin à la nuit, il était fermé entre 22H et minuit à cette époque là, et pas mal de présence, de passage. | |
| Il y eu jusqu’à 300 personnes rassemblé sur le site, des promenades organisée, des groupes scolaires, ou des mouvements de jeunesse, des étudiants de divers formation pour des recherches, des travaux, … des militants de tout horizons, Des zadistes, des anarchiste pur à modéré, des comité de sauvegarde d’autres endroits, des activités organisé par Greenpeace Ou le groupe Hiatus (projet artistique), des personnes sans abri Sans papiers arrivé par hasard et bouche à oreille comme pour les skateur … De tout horizons oui … qui se côtoyait. Des personnes ages des très jeunes parfois des familles qui viennent faire un pic nique ou les voisins dont leur jardins on directement accès au lieu. Et pour la première fois le lieu était donc ouvert au public et a attiré beaucoup d’intérêt d’un nombreux public très hétéroclite Tout çà sans cadre clairement établi et une non connaissance de ce que c’est la nature venant sur le lieu avant tout pour se divertir, pour profiter d’un semblant de liberté le plus souvent. | |

La première fois que j’ai vu entrer les enfants sur le lieu, ce fût à l’occasion d’un événement de rencontre avec les voisins. Ils venaient avec beaucoup de questions sur ce qu’il se passe sur l’endroit, sur qui était sur le lieu, pourquoi,… J’étais observatrice Et j’ai rapidement signalé que je ne m’occuperais pas des enfants, ni de faire des ateliers/activités avec eux. Les enfants qui avaient été bien accueilli la première fois sont revenus, certaines personnes discutaient avec eux, cela se passait bien, ils étaient curieux, à l’écoute,respectueux et agréables … et ils ont voulu faire des activités.
Les enfants en réalité était courageux avaient désormais déjà une certaine méfiance, de la peur, voir de la colère dont les occupants et les personnes liées à la lutte depuis l’installation du camp n’avaient pas prit conscience.
Tout cela je ne le comprendrais que plus tard mais je pense que le malentendu de base qui nous amène à cette situation est le déni de comment les enfants du quartier ont vécus et perçus l’occupation dès le départ, par un manque d’informations claires et cohérentes et par la non adéquation du cadre à leur capacités.
« Malentendu dû à la non conscientisation
du point de vue et du vécu des jeunes du quartier
sur comment ils ont ressentis et comprit l’occupation »
Si la porte était ouverte Ils avaient droit aussi à pouvoir venir jouer dans cette forêt mais ils ont pas été respecté, prit en compte, et écouté. Ils ont eu le courage de confronté leur peur pour essayer de comprendre comment avoir une place et s’intégrer pour venir jouer sur le lieu.
Pour ma part, j’avais assez rapidement signalé à mes “collègues’ que notre groupe n’ayant déjà pas de cadre pour lui même ainsi que pour le lieu et que son statut particulier avec ce qui gravitait autour n’était pas clair, il était sage de refuser l’entrée et l’interaction avec ces jeunes ou au moins mettre une limite horaire.
J’ai signalé également que des groupes d’enfants (encore plus pour ceux-ci) avaient besoin d’un cadre adapté et donc que je refusais de prendre mon rôle d’éducation- psychomotricienne et que je m’en tiendrais à ma fonction de gardienne.
C’est vrai les enfants avaient droit eux aussi à la forêt et même sans les compétences et l’ expérience nécessaire, pour certains de mes collègues c’était normal de les accueillir, … C’est leur quartier, et ce sont de chouette enfants en vérité.
Ce que je disais n’a pas été pris en compte.
Et j’ai fais comme j’ai pu vu ce qui s’est déroulé par la suite.
Pour rappel, il m’a fallu beaucoup de temps pour être prise au sérieux et écoutée activement par certains très rare « collègues ». À l’heure actuelle, ce n’est pas encore toujours évident avec certaines personnes où des décalages subsistent, créant beaucoup de malentendus, et une certaines invisibilisation et donc les échanges restent laborieux.
A ce moment là, j’étais donc encore en position d’observation. Je me tiens toujours à ce que je dis. Les enfants, rassurés par leur premier accueil chaleureux, sont donc revenus. Le cadre mit par les adultes non expérimentés était maladroit : certains les accueillaient à bras ouverts, d’autres restaient distants comme moi car eux n’aimaient pas la proximité avec des enfants.
Les enfants avaient toujours énormément de questions qu’ils posaient aux personnes qu’ils rencontraient sur le lieu : le cadre qui était présent, pourquoi. Ils reposaient souvent des questions également sur ce qui s’était passé au début de l’occupation. Ça les avait visiblement fortement marqués.
Ils montraient aussi de l’intérêt pour faire des activités (jeux, feu, cuisine). Vu le manque et l’aspect flou du cadre, les diverses réponses que chacun avait données à leurs questions, et sous un climat anxieux non clairement conscientisé par le groupe «post-adolescent « , de plus en plus d’incidents, de maladresses s’accumulaient de la part du groupe d’occupants sur les enfants. Ceux-ci, qui au début étaient patients, à l’écoute, conciliants, respectueux, devenaient de plus en plus défiants, n’étaient pas en confiance, cherchaient à vérifier le faux du vrai dans tout ce qu’on leur racontait, se montraient provocateur, ils testaient, cherchaient les limites et le cadre, …

Je m’étais donc retrouvée sur le lieu, en présence de certaines personnes qui acceptaient de faire une activité avec eux, et même si ils étaient seuls un moment, ils se montraient capable de autogéré eux-mêmes pour faire des crêpes. Au début, j’ai donc gardée mes distance, j’observais seulement mais ensuite… Peu à peu, en tant que gardienne, j’ai dû m’impliquer par rapport aux enfants, car avec le temps, les choses se sont compliquées.
# Responsabilité pas claire ni respectée, augmentée par l’aspect non légal de nos présences et le flou maintenu par les autorités et les différents comités et collectifs sur la situation #
Sur ce fond anxieux, toxique, les jeunes vivaient un manque de cohérence entre ce qu’on leur disait et demandait et ce qui se passait réellement, ainsi que l’exemple qui leur était donné.
C’est cela qui a donné naissance peu à peu à une attitude de défiance, des provocations, des accès émotionnels envahissants et parfois destructeurs, des confrontations qui ont mal tournées, des manières de leur parler qui n’étaient pas adéquates, des sujets partagés qui ne leur convenaient pas ou qui touchait de l’ordre de l’intimité.
Exemples d’incidents
dont ils reparlent encore actuellement pour certains points :
- Les enfants sont entrés un jour pour aller parler aux occupants qui en moment étaient alcoolisés et un de ceux-ci a fini au sol taclé aux jambes par un majeur. Ça a été la première agression d’un majeur sur un mineur.
- Une jeune fille du groupe leur parlait de façon autoritaire et se montrait agressive
- Les adultes partageant leur intimité en public alors que les enfants étaient présents. « çà se fait pas Madame » Venait ils me dire. (voir annexe)
- Des majeurs qui leur ont expliqué « d’aller brûler des voitures de police ».
- Les symboles tagués dont le « A » de Anarchie et les autocollants et affichages sur le lieu et dans la cabane commune les inquiétaient.
- Août 2025 # Je mets un horaire pour une réunion avec les enfants à l’entrée du site pour organiser une futur médiation (c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour avoir un appui, au moins imaginaire, pour les enfants, d’avoir un soutien pour le cadre ; j’ai essayé de naviguer avec les missions possibles de l’AMO et de la médiation de quartier). Un des occupants m’apostrophe à l’entrée, près du portail, alors que le voisin est dehors aussi. Il me crie dessus que je fais venir les enfants et que ce n’est pas possible, et que je suis dangereuse… et que monsieur le voisin est d’accord. Ils ont parlé tous les deux sur mon dos et ne m’ont pas aidée.
- Panique collective #Le cadavre de la tente de Stuyvvenberg#Un occupant s’amusait à faire peur aux enfants quand ceux-ci jouaient. La tente de ce monsieur était dans le Stuyvenberg et les enfants ont cru un moment qu’il y avait un cadavre dedans.S’en est suivi un mouvement de panique assez impressionnant d’une dizaine d’enfants qui se sont enfoui et m’ont lancé des cailloux. Tellement peur que lorsqu’un de mes collègues averti par les cris est arrivés sur les lieux, deux des enfants sont sont couchés à terre en criant « Police, c’est la police » tremblant de peur. Les deux enfants concernés ici, je ne les ai plus revus, ils ne sont plus revenus après ce jour là.
- Juillet- Août 2025 – Les enfants jettent de plus en plus de bouts de bois et de cailloux en général pas sur des personnes. Un jour un enfant lance un caillou au dessus de la butte de ma cabane. Celui-ci effleure le visage de mon ami qui leur dit de ne plus jamais lancer de caillou de façon ferme et calme. Ils ont arrêté de lancer des objets pendant de longs mois, mais recommence sur moi depuis quelques semaines maintenant.
Il y a eu aussi toutes ces réunions prévues quand les débordements ont commencé, pour faire le point avec eux après une exclusion ou un incident, auxquelles les enfants se présentaient à l’heure et qui étaient finalement annulées ou postposées.
« Parfois faire intervenir la police pour certaines situation n’est pas adéquat »
affichage source inconnue sur la porte de la cabane commune

Et suite à une énième réunion annulés il y a eu l’évènement que j’ai appelé la guerre des patates que les enfants ont trouvées dans nos récup dans la cuisine commune et balancées, jetées partout dans le quartier. Une voisine leur a ensuite payé une glace pour leur expliqué que les personnes dans le camps était là pour aider le quartier et qu’il fallait pas les embêter. Mais à la base c’est les enfants qui étaient pas respectés.
Ça a été il me semble, le début de lancer des objets dans le lieu — d’abord des morceaux de bois, des pommes de pin, et plus tard des pierres, dont une effleura le visage de mon ami.
Et donc l’excuse est devenue « c’est pas moi », « c’est pas nous », « c’est d’autres ». Alors qu’il n’y avait qu’eux qui faisaient ce genre de bêtises (sachez que chaque groupe avait ses bêtises).
Et c’est à ce moment là que les enfants ont commencé à copier certains « Zadiste et/ou militants » en se donnant des -blaze, pseudonyme » et refusé qu’on les appellent par leur prénoms. « Non c’est pas nous », « c’est pas moi » – comment pouvait il assumé si les personnes autour d’eux elles aussi n’assumaient pas leur actes et changeaient non stop de pseudonymes quand il y avait un problème à assumer.
Je ne sais plus quand ça a commencé mais en plus de leur peur initial sur le lieu (la forêt, les gens lls ont commencé à avoir de plus en plus peur de la police au fil du nombres de leurs « bêtises » qui augmentaient. (Sachez que chaque groupe avaient ses bêtises.) C’est aussi pour ça peut-être qu’ils ont prit des pseudonymes. 1
Les enfants revenaient pourtant, ils venaient s’excuser. Ils voulaient comprendre , s’expliquer, être écouté, mais l’agressivité était montée en flèches dans le groupe occupants, les enfants se faisaient de plus en plus attaqué, repoussé. L’agressivité était constante, des conflits éclataient de plus en plus souvent entre les majeurs. L’ambiance était lourde et électrique et pendant un mois les enfants ne sont plus venus.

Le mois de mai, les enfants ne sont donc pas venu, Ce mois a été très éprouvant2 pour les personnes vivant sur le lieu. L’enthousiasme et l’énergie du début de l’occupation étaient redescendue, et même si les autorités semblaient être enfin « convaincues » de protéger le lieu, son statut, sa situation, restaient dans le flou. L’insécurité, le flou sur cette la situation, l’agressivité latente étaient usantes.
Les personnes qui prenaient en charge les tâches communales non réparties équitablement (ce qui se passe généralement dans un groupe et encore plus dans un groupe auto-géré) s’épuisaient, l’énergie du groupe était de moins en moins investie dans le lieu, qui restait pourtant fortement fréquenté : des personnes sans abri et sans chez-soi, des squatteurs et autres venaient s’ajouter sur le lieu.
Certains, avec des consommations problématiques de substances, les plus toxiques, prenaient de plus en plus le contrôle. La plupart des personnes voulant profiter juste de l’endroit, … profiter oui de cette endroit qui semblait donner un sentiment de liberté totale et d’impunité.
Les déchets s’accumulaient, le camp ressemblait plus a une chambre d’adolescents que à un espace naturel, les outils traînaient partout, les chantiers jamais finaliser, le matériel utilisé jamais rangé, ni nettoyé, vous direz c’est normal les humains sont ainsi Mais si personne n’aurait nettoyé et rangé3

Les voisins étaient de plus en plus mécontents, se plaignaient. Je passais donc de nombreuses heures à ranger, nettoyer, réparer des choses sur le terrain qui était dangereuse (quelques exemples : prise électrique dans l’eau, grilles écoulement des eau endommage sur laquelle on marchait était dangereuse, le trou des toilettes seches non sécurise et invisibilisé par la végétation qui a repoussé, la rampe cassé du pont-levi et la fosse que j’ai moi seul dû re-remplir, la cabane commune qui avait un vice d’infrastructure et qui s’affaissait … )
Illustration: c’est que j’écrivais sur la cabane commune pour
gérer le harcèlement que je subissais

Illustration: la cuisine commune
Certains du comité ou du voisinage exagéraient la situation, mais ne venaient jamais sur le terrain voir ce qui en était réellement de la situation et nous aider. Un seul est venu de temps en temps sur des réunions ou des chantiers de nettoyage ou faire des promenades avec des groupes. Tout cela oui pesait et certains semblaient ne pas vouloir aider et empirait la situation et l’ambiance.
Un jour un des occupants fut mis difficilement mit dehors et il appela lui-même la police, qui vint prendre les dépositions sur les lieux.

Illustration : Espace que je m’était créer pour me reposer en sécurité, en dehors des espaces communs
Les enfants avaient vu tout ce manège, et un d’entre-eux, en fut même victime car reçu un pain des récup laissé devant l’entrée lancé dans sa figure, par la personne à laquelle il était demandé de partir, qui était en crise. Ça a été la deuxième agression physique d’un majeur sur un mineur.
Cette personne fut arrêtée et mise en détention en centre fermé. Quelques jours après cet événement, les enfants, visiblement rassurés par l’intervention et l’arrestation de la personne dont ils avaient eu peur, sont revenus poser des questions. Ils ont recommencé petit à petit à vouloir revenir sur le lieu.
Je gardais ma position, mais certains les ont de nouveau accueillis, fait des activités comme apprendre à construire un trinet. Cela se passait bien, mais l’accompagnement restait maladroit, le cadre aussi, et la violence a reprit… jusqu’au jour où il y a eu une troisième agression physique d’un majeur sur mineur, quand un de mes collègues à agrippé un enfant par son tee-shirt pour le mettre dehors.

Je n’étais pas sur le lieu, contactée par téléphone, je me suis rendue directement au bureau de police place Bockstael pour informer que la # ZAD du Donderberg # était interdite aux mineurs non accompagnés.J’ai tenté d’expliquer aux jeunes que l’espace communal, les espaces de la ZAD leur était interdit. (voir annexe) et pourquoi. Ils ont eu du mal à comprendre que c’était dû au cadre et que le problème en réalité était la maturité non adaptée des majeurs envers eux, Il est clair que c’était pas logique que c’était à eux qu’on interdisait le lieu. Ils ne comprenaient pas.
L’été fut donc assez mouvementé et bruyant sur la ZAD, et j’étais de plus en plus seule face à cela. J’ai essayé de maintenir un cadre et de m’en tenir du mieux à être gardien du lieu par rapport à eux, mais à force d’avoir vécu des choses ensemble, un lien assez fort s’est créé avec certains.


Moi seule face à parfois une dizaine de garçons, dont certains en début d’adolescence, il y a eu bien sûr certains transfert amoureux. Seule ou entourée de personnes non compétentes, cela a été difficile à gérer. Certains ont même évolué positivement dans la gestion de leurs émotions, de la peur, de leur vision du monde. Ça s’est fait malgré moi. J’ai été à leurs côtés, je les ai respectée, et j’ai tenté comme j’ai pu avec les moyens que j’avais de mettre des limites vu la situation. J’ai donc dû un minimum écouter, mit des mots sur les vécus, tenter de donner du sens, verbaliser les émotions, … )
J’ai jugulé comme j’ai pu pour éviter les risques, les accidents, et les débordements et accidents …
Je rappelle que depuis le mois de juin, je me suis retrouvée de plus en plus seule à gérer les tâches. Les autres “leaders” disparaissaient, abandonnaient les lieux. Je me retrouvais avec des occupants, squatters, sans-abri ou sans chez soi, très peu constructifs voire toxiques, et nocifs, ce qui me prenait beaucoup d’énergie (consommations diverses importantes, non respect de la Bio diversité et du site, appels au suicide, appel d’une ambulance et les enfants qui voient un occupants qui monte dedans, sabotage, détérioration, conduite dangereuse, jusqu’à une émeute dans le quartier…), et les enfants à qui j’interdisais à eux seul l’espace de vie dit « communal ».4
Et nous étions face à un mur invisible…
Et à la force des choses, laissé seuls
un lien de confiance se créait malgré nous
et il était saboté.
Le comité #Save Donderberg#, beaucoup d’occupants, des voisins, certains de mes collègues, me décrédibilisaient, m’invisibilisaient que ce soit parce que tout cela les dépassaient ou parce que voulaient me nuire, me poussaient à bout, voir mettaient de “l’huile sur le feu”. Certains voulaient se débarrasser de moi, avait peur, par jalousie aussi parfois, ou par besoin de domination.
J’avais beaucoup de pression. Mon seul moyen de gérer quand il y avait des débordements ou du harcèlement des enfants (car eux aussi, bien sûr, me harcelaient, placée entre le marteau et l’enclume) était de crier. Crier pour que quelqu’un viennent m’aider. Mais personne venait Mais mes cris servait à faire peur au enfants au moins pour gagner du temps car j’allais pas appeler la patrouille sur eux avant d’avoir pu être un minimum entendu par les autorités sur cette affaire et me protéger moi et les mineurs.
Les enfants revenaient aussi vers moi car ils avaient confiance. Ils sentaient et savaient que quoi qu’il se passe, je ne les mettais pas en danger. Ils ont eu l’occasion de le vérifier à plusieurs reprises, mais dans ce contexte, la toxicité de certains reprenaient le dessus car le cadre était flou, très restreint et non adapté à leurs besoins, et la peur restait sous-jacente et rapidement envahissante.
Ils avaient une peur de plus en plus démesurée de la police qui s’accumulait sur les mois qui était non en lien avec la gravité des actes que eux faisaient.
– “Madame svp j’ai un casier”,
Ils étaient plusieurs concernés.
#La peur ne se combat pas, elle se rassure.#
Certains enfants sont sortis du groupe, ne sont plus venus sur les lieux, d’autres sont passés une fois ou l’autre, certains se rajoutaient, une seule fois un des enfants à ramener deux filles, c’étaient rares ils étaient que des garçons. Certains enfants //ado semblerait en décrochage institutionnel :
– « De toute façon je n’ai plus rien à perdre » me dit il du haut de ses 13 ans »
alors qu’ils cherchaient juste des endroits pour jouer tranquillement.
Beaucoup, beaucoup de choses se sont passées… J’ai bien sûr tenté assez rapidement de demander de l’aide dans le quartier : les voisins, Bravvo ASBL : la cellule prévention, l’éducateur de rue (qui ne travaille pas en rue), les gardiens de la paix qui sont passé deux trois fois puis plus rien, la coordination prévention jeunesse, le Picol ASBL qui ne me répondait pas vraiment le secteur associatif, la radio de quartier…J’ai cherché de l’aide oui longtemps … Tout l’été,
Tout l’été oui c’était le désert tout le monde était en congé, partit, … oui, j’ai fais comme je pouvais, j’ai cherché de l’aide dans le quartier, longtemps, souvent j’ai crié aussi pour avoir de l’aide … des voisins, le médiateur local disait ne pas savoir rien faire seulement être disponible au téléphone pour m’écouter, les agents de la paix, les services jeunesse, service prévention. … c’était très difficile j’allais ou je pouvais mais pas de réponses adéquates.
Soit Le public, soit le lieu n’était pas dans leurs missions ou ils disaient ne pas avoir de réponse à me donner. Le médiateur de la zone m’informa qu’il n’avait dans ces missions le public des mineurs d’âge.
Il prenait de temps en temps de mes nouvelles quand j’appelais. Tout ce qu’on me répondait au final était d’appeler la police en cas de danger. A force d’insister, ils m’ont proposé de contacter la nouvelle AMO (Aide en Milieu Ouvert) de Laeken qui est service normalement qui travaille à la demande des jeunes Il ont malgré tout accepter de venir sur le terrain visité les lieux et écouté ce qui se passait.
J’ai composé comme j’ai pu avec la réalité vide du terrain. L’AMO (dont je connaissais un des membres de l’équipe qui était aussi en lien avec le groupe #Donderberg Sauvage# suite a notre premier entretien a proposer d’organiser un goûter avec le groupe sur le site pour faire un premier contact avec le groupe.
L’équipe de l’AMO est arrivé au moins 15 minutes en retard, les enfants étaient eux bien en avance. Ils m’ont aidé à préparé le matériel. Quand l’équipe de l’AMO est arrivée en groupe de 4 personnes nous étions déjà installé. Chacun s’est présenté et ensuite les enfants ont parlés des activités qu’ils voulaient organiser (faire des crêpes, faire un grand jeu dans les bois « Style chasse à l’homme », faire du feu, …) L’AMO même si je leur ai proposé mon aide pour crée et animer un grand jeu dans un parc n’a pas voulu crée cet animation.
Ils ont continué de venir sur le terrain de ce qu’on m’a dit, plusieurs fois, car je n’étais pas prévenues … pour animer des jeux mais n’ont pas trouvé les enfants, … Ca c’est eux qui me le disait. Le courant ne semblait pas passer avec l’équipe et les enfants.

Ensuite l’AMO a proposé de créer un stage à la carte et gratuit. Les enfants ont été intéressé que par l’activité du mardi qui était la cuisine et le vendredi par le cinéma. Ils m’ont demandé de les accompagner à leur première journée car ils avaient peur … je les y ai accompagnés, je les ai laissé à l’adresse mentionnée… mais ils sont revenus déçu des activités et me disait avoir eu des difficulté avec un des animateurs.
Et eux qui se méfiait du symbole et de l’ambiance « antifa » sur le terrain était face à une animatrice avait souvent un tee-shirt ou était écrit Antifascisme dans ses heures de travail … le courant ne prenait visiblement pas du tout avec cette équipe. Mais les enfants continuaient de venir sur le site – dans la forêt et j’étais face à eux constamment.
J’ai essayé d’organiser des réunion médiation avec l’AMO et le médiateur pour créer un minimum d’appui symbolique et tenter de mettre enfin un semblant de cadre et arrêter les comportements dangereux. Les enfants ne sont plus venus Ils étaient découragé à la fin de toutes ces réunions qui ne donnaient rien.
Si Cette forêt était à tout le monde, « eux aussi »… et ils ont eu envie de s’intégrer, ils ont fait beaucoup d’effort et eu de la patience. Ils ont le point de vue qu’on leur a laissé pouvoir avoir car personne ne donnait en étant et n’est cohérent réellement avec la lutte et les enjeu du lieu.
Ils posaient des questions sur les choses qui les interpellaient, les symboles écrits, des objets, certaines choses faites par les personnes comme fumer, se bécoter dans un coin. Beaucoup de choses les ont choqués, comme rencontrer des personnes sans-abri, sans chez-soi ou des militants agressifs… des personnes leur parlaient de sujets dont ils n’avaient pas la maturité de parler, des personnes avec lesquels ils étaient en contact et auxquels ils s’etaient attaché monté dans une ambulances après avoir trop prit de médicaments.
Leurs bêtises avaient plus de sens que celle des plus grands mais certaines montaient en violence et étaient de plus en plus dangereuse.
Figure 1: affiche cabane commune

La Peur ne se combat pas
Elle se rassure en l’affrontant
- Mai 2026 : Un enfant me vise délibérément avec un morceau de bois. C’est la première fois qu’il le fait intentionnellement.
- Avril 2026 # Il est 20h. Le cadenas a de nouveau été saboté, un morceau de bois à été rentré dans la serrure. C’est pas la première fois que cela s’est passé, ça fait le cinquième cadenas à remplacer depuis mon arrivée. Je pense que ce ne sont pas les enfants. Je suis très fatiguée, j’ai besoin de repos et tente de réparer. Le groupe du quartier arrive (7-8 enfants), bien déterminé par une partie de cache-cache dans le noir. Ils vont insister pendant au moins 20 minutes. Je fais un sitting, on discute encore de pourquoi c’est ainsi, un se faufile, mais le voisin, là, une nouvelle fois, ne m’aide pas. Et je l’entendrais à l’occasion dire bonjour aux enfants comme normal en leur disant « Çà va vous ne faites pas de bêtises … » « non, non monsieur » alors que ceux-ci viennent de vider le dernier extincteur du lieu et jetez des objets à l’accueil juste à côté de chez lui.
- Mai 2026 # J’essaye de mettre le cadre pour des destructions sur le terrain et je m’énerve, car pendant que trois m’écoutent, les autres s’alternent à me lancer des pics. Je commence à m’énerver et un des occupants vient nous filmer d’en haut, puis commence à crier que j’ai un problème et ci et ça…

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10 mai 2026 – #Gou-The et Table de discussion Atelier tissage « Re-Imagine Donderberg #5Nous étions une dizaine de personnes présentes, une personne du #Comité Save Donderberg#, trois personnes qui ont été très présentes et actives au début de l’occupation par #Donderberg Sauvage# ; Trois dont le responsable du Projet Hiatus et deux trois autres proche du mouvement ainsi que deux documentalistes en repérage pour un sujet sur la ZAD à travers mon portrait. Ils avaient informé le groupe au départ qu’ils filmaient que ce serait pas utilisé et demandait si il y avait des personnes qui refusaient d’être filmé. Les enfants informé de la réunion par un panneau à l’entrée sont venus.
Nous avions déjà commencé l’activité depuis au moins 30 minutes,l’accueil avait déjà été fait ainsi que le tour des présentations. Ils étaient une petite dizaine, ils sont d’abord passé à côté de nous sur le chemin une ou deux fois, puis se sont arrêté pour nous regardé et discutaient entre eux, puis ils ont osé s’approcher de nous et ont commencé à jouer autour de nous et à monter dans l’arbre. Moi j’étais fatiguée, j’étais une des seules qui prenait des notes, j’ai laissé d’abord faire, j’ai observé comment mes collègues allait faire, … c’était pas moi qui avait organisé cet atelier … Les enfants ont alors vu la caméra et ont commencé a en parler.
Comme personne ne leur disait toujours rien, ni de bonjour, ni d’accueil et d’explication de l’activité, je leur ai signalé que oui il y avait une camera pour un projet possiblement diffusé sur la RTBF.


Avec les documentalistes nous n’avons pas eu le temps de leur expliquer et ils ont eu peur et ils sont parti. Ils ont été se placer à l’écart du groupe, discuter entre eux un moment, puis ils ont commencé à lancer des bouts de bois, j’avais pas la force ni l’envie de me lever donc j’ai élever un peu la voix pour qu’ils m’entendent leur dire d’arrêter … à plusieurs reprises, personne n’a agit
Mais une personne (qui en vérité avait l’air très impliquée mais que j’arrive toujours pas à cerner et avec laquelle j’ai beaucoup de mal à communiquer clairement) a dit : »Aurélie, Arrête tu empires les choses ! ET là j’ai d’un ton énervé dit : « Vous êtes pas là vous tout les jours pour gérer les enfants … » puis un du groupe c’est enfin levé pour aller leur parler … mais sinon personne n’intervenait …
Cette personne qui m’a fait des reproche quand je tentais de gérer les enfants en réunion, revendiquait l’importance de venir au #Donderberg# pour se détendre, passer des moments agréables et me demande en général de ne pas lui parler des problèmes qui se passe sur le terrain, c’est elle aussi qui pour les questionnements du cadre dira en gros que c’est pas possible d’en faire vraiment ni de l’éducation permanente et donc d’ éviter que les personnes qui viennent sur l’endroit ne mettent en danger sa bio-diversité
Sachez que très peu d’humains savent ce qu’est la nature et la respecter Et que le grand public est en général peu conscient et formé pour respecter un espace naturel en mode « sauvage ». C’est fondamental de créer un cadre et un accompagnement gardiennage pour que le lieu puisse enfin être en sécurité et protégé comme il se doit de l’être.
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- Jeudi 14 mai 2026, les enfants viennent à 20h quand je ferme le portail depuis trois jours, … Quand je crie car je leur dit non pour la vingtième fois. Personne ne vient m’aider, ni le voisin du portail, ni le voisin du comité dont sa maison est elle aussi proche du portail, ne vient jamais, ou la seul fois qu’il vient lui aussi me montre une attitude de « harcèlement ». Le jour avant les enfants ont vu un des occupants sans-abri, sans chez soi, que je ne veux plus dans mon espace car m’a mise en danger à plusieurs reprises entré par le trou du portail. Et depuis ils font de même et ce jeudi Ils sont venus après la fermeture pour la première fois lancé des objets sur la cabane commune et vouloir y entrer alors que je n’ai plus que cette espace en sécurité avec un verrou pour me reposer actuellement.
- Le vendredi, le matin suivant je signal la situation à un des seul membre du Comité #Save donderberg# dont j’ai le numéro par message. Je Lui demande d’urgence de s’occuper de réparer le portail à l’entrée (ce que je signal depuis des mois) et de finir le nettoyage et la sécurisation du lieu le plus vite possible. C’est l’autre personne du Comité celle qui habite à côté du Donderberg qui m’appelle disant que ils ont eu un transfert de mon message et qu’ils ont signalé les incidents à la police qui va venir faire une patrouille et que je dois appeler la patrouille en cas de danger. Je lui explique que c’est plus compliqué que cela, que je suis en train de rédigé un rapport pour mettre toute l’histoire au clair, que cela me prend beaucoup de temps et d’énergie de faire cela et que j’ai bientôt fini. Il me dit alors de ne pas penser que à moi, que le bruit aussi de nos cris dérange les voisins, … je l’ai coupé en voulant rectifié qu’il interprétait mes intentions et mes actes mais il n’y a visiblement aucune écoute de cette personne de ma version depuis le début que nous avons un lien entre nous avec ce lieu.


Tout ça risque au final de déraper oui mais personne et aucunes structures officielle existantes ne faisaient quelque chose en cohérence pour trouver les solutions et protéger les jeunes d’un climat collectif qui était rarement constructif, souvent toxique sans responsabilités clairement assumées, manquant de maturité et d’outils adaptés à ce public sans aucune communication clair entre la communauté d’adulte déjà à la base.
Nous avions eu une réunion avec le comité vers septembre qui nous demandait de vider les lieux, que l’occupation n’était plus nécessaire, que la date de fin était pour la mi-octobre(à vérifier pour les dates). Il n’y a pas eu moyen de discuter des problèmes du terrain, des tâches nécessaire à la sécurité du lieu et de ce qui pourraient se pourrait arrivé par une non présence de gardien sur un lieu désormais ouvert et connu du grand-public. Des sans – chez soi via entre autre le Syndicat des Immense que je fréquente de temps en temps depuis trois ans dans un climat pas toujours bienveillant des membres entres eux (ce qui va crée un des incidents grave que j’ai vécu en avril 2026), des skateurs de tout horizons, des écoles des groupes de jeunesse, des étudiants pour des travaux, de la recherche.
Je suis donc restée pour assumer les tâches qui incombait à la protection du lieu. Les autres « collègues » sont partis, n’était plus disponible pour se soucier du lieu ou de « problèmes » et ils revenaient rarement à des chantier de nettoyage. Je fais plus de 38 heures de travail par semaines au moins pour avoir le lieu dans l’état ou il est maintenant mais avec les enfants je ne peux y arrivée seule si je suis à la base invisibilisée et harcelée moi-même par la communauté d’adultes qui devraient entourer.
Voilà, une explication succincte, ce rapport est un premier jet en urgence vu la situation qui s’envenime de plus en plus et l’urgence de pouvoir poser les versions de chaque parti clairement. Il va être complété par la suite. Beaucoup de choses sont encore à développer. Les conditions de la rédaction de ce rapport sont laborieuses et dans une situation d’urgence. Ceci est un premier jet, désolé pour les répétitions.
J’ai fait appel à divers services, leur seul réponse est que je m’adresse à la police, donc j’écris l’histoire en entier pour que puisse être visible tout les point de vue de la situation.
Et ce sujet serait primordial à approfondir en pouvant avoir enfin les moyens et la sécurité de pouvoir, avec les jeunes concernés, visibiliser l’entièreté de cette histoire pour que leur agressivité et leurs émotions puissent se canaliser en donnant du sens à celles-ci, ce qu’ils n’ont toujours pas (sauf le minimum que j’ai fais pour juguler leur violence) ainsi que les moyens pour être réellement entendu et écouté.
Ils ont pour moi actuellement une peur démesurée de la police qui s’est accumulé au fil des événements depuis un an sur la ZAD #Donderberg – Donation Royal. Je ne suis pas prise en compte par les services de prévention et médiation que j’alerte depuis des mois qui serait compétant désormais pour ce genre de situation. Je ne suis pas aidée car je serais illégale. Mais les enfants sont la tout les jours sur le lieu et la durée et la situation commence à être difficile à tenir et une intervention dans l’etat ou ils sont risque de dégénère. Ils ont besoin de déjà rencontrer des personnes qui leur parle correctement dont quelques policier pour que leur peur redescende un minimum.
ANNEXES
#Le petit Peuple du Donderberg#
Partenariat Avec Picol Asbl – Création d’une Newsletters avec les voisins.
Finalité:
- Créer des ponts entre la réalité du lieu et le voisinage
- Faire le lien entre les personnes concernées et impliquées dans le lieu
- Clarifier les informations en lien avec l’historique de la lutte et l’état actuel de la situation
- Prendre conscience que le lieu reste en danger par inconscience et non connaissance du lien à la nature, par la société en général, par l’impossibilité de pouvoir y avoir une attitude responsable si on l’aborde d’une manière séparée
- Visibiliser le point de vue naturaliste et empirique sur la question de comment doit être abordé ce lieu et géré ce lieu
Moyens:
- Visibiliser l’aspect unique du lieu naturaliste, historique, longuement préservé
- Donner des informations concrètes basées sur du factuel de ce qu’il s’est passé et se passe sur le lieu
- Donner des moyens d’avoir des points de vue différents et de prendre du recul
- Amener des sources extérieurs pour outiller une approche saine et constructive pour ce lieu en partant des priorités “La Nature et puis nous”
- Créer ensemble une dynamique d’intelligence collective pour que chacun puisse prendre part à ce que serait Donderberg pour le quartier dont les personnes qui sont en général exclue de donner même leur avis (les personnes des centre de jour, les enfants du quartier, les voisins plus timides ou surchargé par leur quotidien…)
1Voir annexe « Anthropologie – travail d’une étudiante Architecture d’intérieur qui décrit des évènements qu’elle a observé avec les enfants sur la ZAD et des conséquences de la déresponsabilisation
2Difficile, fatiguant
3 ce que j’ai fais plus de centaines d’heures à moi seul sans témoin et blabla cet endroit serait un dépotoirs …
4C’est à dire les espaces aménagés, ou avec du matériel accessible et fréquenté par des majeurs.
5Voir Annexe pour affiche et Compte rendu Réunion
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